Je me suis éprise un ours en Fiat Panda

13 Déc 2012 par

Je me suis éprise un ours en Fiat Panda

« Connard ! Salope ! » Comme vous pourrez le constater un ours en Fiat Panda m’a dès le premier instant foudroyée du regard. Dès ces premiers mots doux, je fus malgré moi, éprise de cet ours en Fiat en Panda.

Laissez-moi vous raconter ce plus beau jour de mon existence, où grâce à une incartade involontaire au code de la route, je me suis éprise de cet ours en Fiat Panda.

Le réveil n’avait pas sonné, j’étais en retard pour me rendre à mon travail et de plus, mes finances viraient dangereusement au rouge alors qu’étions qu’au 17 du mois. C’est ce matin que je me suis éprise d’un ours en Fiat Panda. Je roulais un peu dans les nuages au volant de ma laide smart, quand soudain, cet ours en Fiat Panda me percuta de plein fouet dans l’arrière. Les noms d’oiseaux fusèrent… j’étais pourtant déjà éprise de cet ours en Fiat Panda malgré son manque de galanterie et son langage fleuri.

Nous parvînmes une fois calmés du choc à établir un constat pour nos assurances. Mon ours n’en revenait pas du dommage causé à son véhicule, c’est que c’est de luxe, Fiat. Quant à moi, j’étais encore troublée à la fois par la violence avec laquelle celui qui allait devenir le concessionnaire de mon coeur et cette rougeur au joues qui prouvait bien plus de mon embarras que j’étais littéralement éprise de cet ours en Fiat Panda.

En désaccord latent, plus par provocation que par dommage, sur le constat, lorsque cet ours en Fiat Panda dont m’étais éprise, me déclara qu’il enverrait lui-même les papiers aux assurances, je lui donnai carte grise : chacun déposerait gaiement ses déclarations de sinistres. Ah mon ours en Fiat Panda, j’en étais plus qu’éprise, j’étais sidérée.

Trois semaines, plus tard, je reçus un malus de mon assurance, non pour m’être éprise d’un ours en Fiat Panda, mais plutôt pour non respect du code de la route et dommages afférents à autrui.

Cependant, quelle ne fut pas ma surprise, le même jour, de me voir livrer un tout petit bonzaï, accompagné d’un mot sur lequel je reconnus de suite l’écriture négligée et abrupte : c’était bel et bien l’ours en Fiat panda dont m’étais éprise ! Je dus m’asseoir un moment et lorsque je repris mes esprits, je lus son mot comme hypnotisée (je vous rappelle que malgré moi je m’étais dès le premier appel de phares, éprise de cet ours en Fiat Panda!) :

« Bonjour, vous devez vous souvenir de moi, nous nous sommes faits du tête à queue y a presque un mois alors que grilliez un feu rouge. Mon assurance m’a intégralement remboursé les dégâts. Pour me faire pardonner ma maladresse à votre égard, j’ai pensé que vous apprécieriez le charme de ce bonzaï. Cependant, son entretien à l’image de votre tacot nécessite quelques précautions dont je vous décris ci-dessus une liste non exhaustive :

  • Assurez-vous de trouver quelqu’un pour s’occuper de votre bonsaï en votre absence.
  • Pour un premier bonsaï, ne vous aventurez pas vers un bonsaï âgé et cher. Le changement d’environnement et votre manque d’expérience le feront probablement mourir.
  • Souvenez-vous qu’un bonsaï d’extérieur ne peut pas supporter plus d’un à deux jours à l’intérieur. Par contre, il peut prospérer en ville sur un balcon.
  • Choisissez bien la taille du pot. Plus il est petit, plus la taille du bonsaï sera réduite ; mais plus il sera fragile, car notamment sensible aux retards d’arrosage éventuels.
  • Utilisez des pots à réserve d’eau est une aberration esthétique et à proscrire pour éviter le pourrissement des racines.
  • Soyez très prudente avec les engrais. Une légère surdose peut être fatale.

   Par ailleurs, pourrais-je vous inviter un soir à dîner à la baraque à frites du quartier rouge ? Cela me ferait honneur. Cordialement, Barney Byrnison ».

Décidément, cet ours en Fiat Panda dont, je m’étais éprise, savait jouer de mes émotions ! A la fois, il m’attirait inexorablement mais aussi me choquait par ses manières abruptes et propos parfois étonnants. Ah que j’étais éprise de cet ours en Fiat Panda !

Pourtant, malgré mon tacot et sa baraque à frites du quartier rouge, je décidai de lui accorder ce repas : ce fut la plus belle soirée de ma vie. L’ours en Fiat Panda dont m’étais éprise arriva avec une rose noire, un haut-de-forme et deux grammes dans le sang. J’avais saoulé mon ours en Fiat Panda autant qu’Anna Karenine avait du faire boire Tolstoï !

Hormi, ce petit détail, vite résolu post-mortem de notre célibat distinctif, nous mangeâmes, bûmes et chantèrent ce soir là jusqu’à ce que les eaux s’assèchent.

Depuis lors, nous ne sommes plus quittés, habitons avec mon ours en Fiat Panda dont me suis éprise lors de cette folle journée, un pavillon aux écoutilles du port et n’avons plus qu’un véhicule utilitaire Peugeot que celui qui fut cet ours en Fiat Panda dont me suis éprise jadis et que j’aime toujours passionnément, est le seul à conduire. Je puis aussi vous apprendre que je suis depuis Maman de trois enfants et qu’ai été promue deux ans après notre union, responsable de la sécurité routière de notre département. L’appui de mon ours en Fiat Panda dont m’étais éprise dès le premier regard, me fut très utile, celui-ci s’est depuis lors, j’oubliais de vous le dire, reconverti dans le coaching zen pour sociétés offshore.

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Bien amicalement

Fabrice Béguin
Conseiller en relations humaines

www.affinites-rencontres.com

 

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